La Source de la Kilienne

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Connaissez-vous la source de la Kilienne?
La Kilienne, Quilienne ou encore rivière de Pas, prend sa source à Warlincourt-lès-Pas. Elle prit son nom en souvenir du saint irlandais, venu évangéliser le pays au VIIème siècle, et qui fit jaillir cette eau en frappant le sol de sa crosse lors d'une grande sécheresse.
La chapelle qui surplombe la source est construite sur des fondations du XIIème siècle. Rasée pendant la révolution, elle fut rebâtie en 1865 de style néo-gothique.
L’eau de cette source, accompagnée d’une neuvaine à Saint-Kilien guérirait les membres perclus et aiderait les enfants qui tardent à marcher.
Cette rivière faisait tourner jusqu'à 7 moulins depuis sa source jusqu'à sa confluence avec l'Authie à Thièvres, arrosant au passage Grincourt-lès-Pas, Pas-en-Artois et Famechon.
En toute discrétion, c'est bien la Kilienne qui, grâce à son flot incessant et à sa vigueur, donne toute son importance à l'Authie, bien plus reconnue...

     

Le patois un patrimoine linguistique

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Notre patois n’est pas une déformation mais bien une langue à part entière issue du latin imposé sous l’occupation romaine. Il est utilisé dans une bonne partie du nord de la France et chanté par de nombreux trouvères, dont les célèbres Jean Bodel et Adam de la Halle à Arras. C’est en 1539 que l’Edit de Villers-Cotterêts impose la langue française dans tous les actes officiels. Pourtant minoritaire à cette époque, elle va peu à peu supplanter le patois dont l’usage est alors resté oral et s’est transmis de génération en génération. Qui n’a jamais utilisé de « cayelle » pour s’asseoir ou de « wassingue » pour nettoyer? Aujourd’hui encore beaucoup de mots nous proviennent du patois. Soyons fier de notre patrimoine !

Comprendriez-vous cette phrase ?

I s’est prin les pieds din ch’tapis, du coup y s’est affalé ed tout sin long in plein miliux de ch’salon !

Petite histoire de train...

recetteIl y a 80 ans, un serpent de fer se faufilait encore à travers notre campagne. Le passage du "tacot", "tortillard" ou "petit train", quel que soit le nom qui lui était donné, rythmait la vie des habitants des villages. La ligne Lens-Frévent a vu le jour en 1890 afin de relier Frévent à Avesnes-le-Comte, Aubigny-en-Artois et Lens. Elle a également permis de créer des relations directes entre le bassin minier et les communes rurales rendant possible le travail dans les mines, le ravitaillement et le transport de marchandises, en particulier le charbon. Durant la Grande Guerre la ligne est réduite et permet le transport des troupes et des blessés. Durant la seconde Guerre il permet l'évacuation de la population et devient un outil pour l'organisation d'un marché noir. Mais la ligne devenant moins rentable, le train effectue son dernier voyage le 31 mai 1948.  Malgré le bruit assourdissant et les désagréments de la fumée, le Petit Train était très apprécié.

Balade aux prémices de la vallée de la Canche

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Le temps nous gâte et de belles journées se profilent, prenez l’air et profitez des chemins qui s’offrent à vous pour redécouvrir la campagne et ses paysages !

Balade aux prémices de la vallée de la Canche… à Estrée-Wamin, Rebreuve et Rebreuviette…

Lors de vos balades, n'hésitez pas à immortaliser vos paysages préférés et à nous partager les photos !

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Le coq, tout un symbole

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Ce majestueux gallinacée est un animal fascinant qui a, de tout temps et dans le monde entier, fait l’objet de tous les regards.Le coq est un porte-bonheur. Il fut d’ailleurs victime de sacrifices utilisant le sang de coq pour conjurer le mauvais sort. De plus, il est utilisé dans l’art divinatoire dans le monde entier. Le coq est également un combattant redoutable, il est le maître incontesté des gallodromes. Il n’abandonne aucun combat, la pugnacité et le courage le caractérisent. Il fut d’ailleurs le symbole de la bravoure et du courage des soldats. 

Le coq est aussi et avant tout un animal solaire. Son chant annonce le lever de l’astre du jour. Il rythme la vie à la campagne. Symbole du peuple, il fut d’ailleurs utilisé à la Révolution, associé au drapeau tricolore.

Placé sur le clocher des églises, il est le symbole de la résurrection. Il est le premier à voir le soleil se lever et le dernier à le voir se coucher. Dans la religion chrétienne, le coq est très présent. Il n’est pas sans rappeler le reniement de Pierre, par « trois fois avant le chant du coq ».
La France a depuis longtemps un rapport privilégié avec cet animal. A l’origine de ce lien entre la France et le symbole du coq se trouve une simple homonymie. En latin, « Gallus » signifie, à la fois, Gaulois et coq. Cette image fut utilisée en dérision pour désigner le peuple français. Pour autant le coq n’a jamais été l’emblème officiel du Pays. Napoléon refusa de l’utiliser pour symboliser l’Empire, lui préférant l’aigle. En 1830, une ordonnance le fait figurer à la pointe des drapeaux de la Garde Nationale. De nos jours, il est, le plus souvent, utilisé comme le symbole de la patrie française, notamment dans les rencontres sportives.